Aller au contenu
2018.1000.11; Estérellite
Collection précédente Collection suivante

esterellite

Désignation

Dénomination

esterellite

Discipline

Discipline(s)
Géologie
Pétrographie

Collection

Numéro d'inventaire
2018.1000.11

Statut
Matériel pédagogique

Collecte

Lieu de collecte
Var (83)
Nom du Collecteur
GINER Stephen

Caractéristiques physiques

Nature(s) du spécimen
roche
Matières ou matériaux

Minéral

Mesures

H. 7,5 cm, l. 13,5 cm, L. 14 cm (hors tout)

Description

Description
L’estérellite, aussi appelée « porphyre bleu de l’Estérel », est une roche volcanique particulière que l’on peut trouver dans l’Estérel dans une zone située au nord – ouest et à l’ouest d’Agay. Il s’agit d’une roche non effusive qui s’est accumulée sous forme de laccolites (accumulation de magma sous forme de dômes), situées proches de la surface. Sa couleur varie du gris au bleu et sa structure interne contient des cristaux blancs de feldspath, et des paillettes de hornblende et de biotite.

Sa structure microgrenue indique une cristallisation lente. Ses minéraux contiennent des molécules d’eau qui sont restées prisonnières de la roche en raison des hautes pressions de gaz et de vapeur. La roche en fusion ne s’épanchant pas à la surface, ces gaz sont restés bloqués ce qui a contribué à la stabilité des minéraux.
L’estérellite est donc une roche plutonique qui s’est accumulée dans des zones proches de la surface en s’insérant dans des dépôts d’âge permien. L’arrivée de cette roche magmatique dans des couches volcaniques plus anciennes a longtemps induit les géologues en erreur, ceux-ci pensant que l’estérellite avait le même âge que la roche encaissante.

Après plusieurs observations minutieuses, il est apparu qu’aux abords des couches d’estérellite, la roche encaissante était métamorphisée. Ce métamorphisme ayant été provoqué par la pression et la température de la roche intrusive, ceci est une preuve que la phase volcanique en cause était plus récente que la phase permienne. L’hypothèse retenue est donc une phase volcanique tertiaire issue des mouvements tectoniques de l’Oligocène de 35 à 30 millions d’années. De nouvelles études paléomagnétiques et radiométriques ont confirmé cette hypothèse faisant de l’estérellite une roche discordante par rapport aux dépôts environnants.


Les gisements d’estérellite sont bien visibles en bord de mer entre Boulouris et Agay. La carrière Dellizotti de Saint Raphaël a de l’estérellite utilisée comme ballast par la sncf, et qui est réputée pour sa dureté.